Varnahtaka, spectacle déambulatoire

Spectacle innovant sur le thème du rituel, mettant en scène le maquillage comme cérémoniel de lien social : 

Varnahtaka

Varnahtaka est un spectacle déambulatoire interactif, sur le thème du rituel et de la couleur. Il a été conçu pour questionner le spectateur sur la place des traditions et du sacré dans notre société, ainsi que pour amener de la couleur dans l’espace public.

Le spectacle met en scène des temps déambulatoires chorégraphiés, ainsi que des temps de « cérémonies » publiques, où le spectateur prend place sur un siège en hauteur, pour devenir « l’initié »,par la peinture corporelle. Ce spectacle est composé de 4 comédiennes échassières et maquilleuses, ainsi que d’une structure mobile sonorisé.

La légende de Varnahtaka :

Arrivées d’un autre monde, d’un autre millénaire …. 4 géantes aux robes de soie, apparaissent aux détours des rues. Enveloppées par des mélodies ensorcelante, ces « prêtresses » aux couleurs chatoyant viennent colorer notre société bitumée. Après avoir déambulé à la recherche d’une place, les grandes «chamanes» de la Tribu des Couleurs commencent s énigmatiques….et invitent alors les spectateurs, sur leur siège haut perché.

Le rituel s’instaure alors tel un ballet de pinceaux :  Dans une ronde hypnotique, chacune applique tour à tour, sa e créant un maquillage commun sur «l’initié», le transformant ainsi en nouveau membre de leur tribu. La procession peut alors reprendre son cours, semée de danses envoûtantes captivant les passants et d’autres cérémonies venant ponctuer leurs différentes apparitions…

Lien Plaquette Varnahtaka 2014

Lien Vidéo : http://youtu.be/Ck3pxlYKk98

 

Le Propos : Le rituel

Le rituel est un acte symbolique et sacralisant. C’est la célébration d’un événement dans la vie de l’homme ou de sa société, aidant au développement de la conscience identitaire et sociale.

La peinture corporelle est une des premières forme artistique développé par l’homme et utilisé lors de cérémonies rituelles religieuses, festives ou identitaires, par presque toutes les sociétés tribales…pourtant, nous pouvons aujourd’hui observer les parents se bousculant pour voir leurs enfants se faire maquiller à la chaîne…

On peut ainsi constater que le maquillage, parmi tant d’autre disciplines, tend à devenir un simple objet de consommation dénué de « sens » et de tout s d’autrefois…

Varnahtaka propose un temps suspendu, en opposition à l’industrialisation, et la consommation de masse. C’est un questionnement face à la disparition des rites et traditions  de notre société occidentale moderne, qui tend plutôt à favoriser s superficiel au détriment du profond.

 

Origine et esthétique du projet :

Le projet s’est étayé lors d’un voyage en Inde où les traditions sont encore omniprésentes. La rencontre de cette culture traditionnelle passionnante, est venue enrichir mes recherches, notamment avec l’influence de la fête Holi, fête hindoue célébrant le printemps et la fertilité dans leurs caractère « sacré ». Les costumes ont étés créés à partir de saris et de bijoux indiens ramenés de notre voyage, et mélangés à d’autres matières et techniques, dont le cuir et la corseterie, leur donnant ce caractère si singulier. Le nom «Varnahtaka » a été imaginé à partir du mot «Varna», signifiant couleur en sanscrit (langue Indienne) et du nom «Karnataka», état situé au sud de l’Inde, où nous avons séjourné lors de notre voyage